HOMELIES DU MOIS DE MAI

7 éme Dimanche de Pâques – Année C

Bonne fête à toutes les Mamans

Prière à Notre Dame à l’occasion de la fête des mères


Marie de l’Annonciation, nous te confions toutes les mères qui ont eu l’immense joie
d’enfanter et toutes ces femmes qui souffrent de n’avoir pas pu mettre au monde un enfant.
Nous te présentons aussi celles qui vivent douloureusement leur maternité.
Marie de la Visitation, nous te confions toutes ces mères qui ont ouvert le cœur de leurs
enfants au don de la vie, au don de l’amour de Dieu et qui les ont ainsi éveillés à l’accueil et à
l’écoute, à la joie de la rencontre et du don de soi, en les aimant tout simplement. Nous te
présentons aussi celles dont le choix de vie de leurs enfants est, aujourd’hui, une souffrance,
pour qu’elles ne désespèrent pas de la grâce, de ce Dieu à qui rien n’est impossible !
Mère des douleurs, nous te confions toutes les mères qui, à travers le monde, pleurent la
mort d’un enfant, toutes celles dont le cœur a été transpercé. Toi qui étais au pied de la croix,
à l’heure de la mort de ton Fils, soutiens l’espérance de ces mères affrontées à la douloureuse
absence physique d’un enfant.
Vierge bénie de l’Assomption, nous te présentons toutes les mamans qui ont quitté ce
monde. Toi, la mère de tous les hommes et notre mère, nous croyons que tu es dans la pleine
lumière de l’amour de ce Dieu en qui tu as placé ta confiance et à qui tu as dit oui de tout ton
être. Soutiens, aujourd’hui, l’espérance de ceux qui pleurent une maman. Aide-les à croire que
Dieu se souvient de son amour, de cet amour en qui nous sommes unis à tous ceux que
nous avons aimés et dont nous avons été aimés.
Vierge Marie, prie pour toutes les mamans que nous venons confier à ta tendresse
maternelle et prie pour nous, toi, la Mère du Sauveur et notre Mère. Amen.
Thierry Niquot, prêtre

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Chers amis,

Je vous envoie l’homélie donnée pour ce 7ème dimanche de Pâques : vous la trouverez ci-dessous et en pièce jointe (sous deux formats).

Je me permets aussi de vous adresser la prière à Notre Dame pour toutes les mamans : j’ai tenu à la faire partager ce matin à celles et ceux qui étaient rassemblés à Excideuil pour la célébration de l’Eucharistie. J’en profite pour souhaiter une bonne fête à toutes les mamans, et en particulier à ma chère maman !

A quelques jours de la fête de Pentecôte, n’ayons pas peur d’invoquer l’Esprit Saint pour qu’il ravive en nous le don de l’amour, afin que nous puissions en vivre et en témoigner.

Je vous redis ma proximité dans l’amitié fraternelle et la prière. En communion, Thierry N.

PSAUME :(Ps 96 (97), 1-2b, 6.7c, 9)

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EVANGILE :« Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)

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HOMELIE

L’Ascension du Seigneur année C

« Tandis qu’il les bénissait, il était emporté au ciel »

Chers amis,
Je vous envoie l’homélie donnée pour la Solennité de l’Ascension du Seigneur
vous la trouverez ci-dessous et en pièce jointe (sous deux formats).
Ce matin, au cours de la Messe à Chourgnac d’Ans, j’ai eu la joie de célébrer
un baptême. Je confie donc à votre prière celui qui, par le baptême, est entré
dans la grande famille des chrétiens qu’est l’Eglise. Il se prénomme Jules.
Mais, comment oublier par ailleurs ces enfants qui, au Texas, ont été victimes,
avec deux de leurs institutrices, de la folie meurtrière d’un jeune ? Je confesse
que cette tragédie m’a, une fois de plus, profondément bouleversé ! Comment
dans un pays qualifié de civilisé peut-on en arriver à de tels actes ? Je sais
bien qu’il y a le deuxième amendement de la constitution américaine qui
autorise tout citoyen a détenir une arme ! D’aucuns me diront que c’est là une
donnée culturelle. Mais je suis, pour ma part, porté à penser et à croire que ce
genre de donnée peut toujours faire l’objet d’une révision, surtout quand elle
s’avère porteuse de mort ! Alors, j’ai demandé à l’Esprit Saint de travailler les
cœurs pour que là-bas comme en tant d’autres pays, la violence des armes
n’ait pas le dernier mot, même et surtout si elle s’avère lucrative pour
quelques-uns !
Je vous redis ma proximité dans l’amitié fraternelle et la prière et je vous
souhaite une belle ascension intérieure avec le Seigneur ! En communion,
Thierry Niquot

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Homélie pour l’ascension du Seigneur

6 éme Dimanche de Pâques – Année C

Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.

Chers amis,
Me voici donc de retour après un pèlerinage en Terre Sainte qui fut d’une
grande intensité ! C’est toujours pour moi une expérience bouleversante que
de fouler le sol de cette terre où Jésus a vécu, de cette terre sur laquelle il a
marché, pour nous révéler l’Amour qu’est Dieu et nous permettre ainsi de
l’accueillir comme un chemin de salut et de vie ! A chacune des étapes que
nous avons vécues, vous avez été très présents à ma prière.
Je vous envoie l’homélie donnée pour ce 6ème dimanche de Pâques : vous la
trouverez ci-dessous et en pièce jointe (sous deux formats).
Cet après-midi, nous avons été quelques-uns à vivre l’ordination de Mérice
Romual qui a été donné comme prêtre à notre Eglise ! Que le Seigneur soit
béni pour le don qu’il nous fait dans la personne de ce jeune homme originaire
d’Haïti et qui est envoyé par notre évêque au service de la paroisse Saint
Front-Saint Etienne de Périgueux. Je confie ce frère prêtre à votre prière.
Je tiens aussi à m’associer à la peine de la famille et des amis d’Anne-Marie
Bienfait dont j’ai appris le décès à la fin de la Messe que j’ai célébrée hier soir
à Excideuil. Certains d’entre vous l’ont bien connue ! Que le Seigneur
l’accueille dans la pleine lumière de son Amour, à la lumière de ce qu’elle a su
offrir du meilleur d’elle-même avec amour et par amour. Ses obsèques seront
célébrées demain après-midi à 14h à l’église d’Excideuil.
Je vous redis, chers amis, ma proximité dans l’amitié fraternelle et la prière. En
communion, Thierry N

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PSAUME : (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8) R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;
qu’ils te rendent grâce tous ensemble !
ou : Alléluia. (Ps 66, 4)

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EVANGILE : « L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)

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HOMELIE : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. »

5éme Dimanche de Pâques – Année C

MESSE ET CANONISATION DES BIENHEUREUX :

 « Mon Dieu, si vous existez, faites vous connaître ! ».

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Place Saint-Pierre
Dimanche 15 mai 2022

Nous avons entendu ces paroles que Jésus confie à ses disciples, avant de passer de ce
monde au Père, des paroles qui nous disent ce que signifie être chrétiens : « Comme je vous
ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » » (Jn 13, 34). C’est le testament que le
Christ nous a laissé, le critère fondamental pour discerner si nous sommes vraiment ses
disciples ou non : le commandement de l’amour. Arrêtons-nous sur les deux éléments
essentiels de ce commandement : l’amour de Jésus pour nous – comme je vous ai aimés – et
l’amour qu’il nous demande de vivre – aimez-vous les uns les autres.
Tout d’abord, comme je vous ai aimés. Comment Jésus nous a-t-il aimés ? Jusqu’au bout,
jusqu’au don total de lui-même. Il est frappant de constater qu’il prononce ces paroles par
une nuit sombre, alors que l’atmosphère du Cénacle est pleine d’émotion et d’inquiétude :
émotion parce que le Maître est sur le point de dire adieu à ses disciples, inquiétude parce
qu’il annonce que l’un d’entre eux va le trahir. Nous pouvons imaginer quelle douleur Jésus
portait dans son âme, quelles ténèbres s’amoncelaient dans le cœur des apôtres, et quelle
amertume en voyant Judas quitter la pièce pour entrer dans la nuit de la trahison, après
avoir reçu la bouchée trempée pour lui par le Maître. Et c’est précisément à l’heure même de
la trahison que Jésus confirme son amour pour les siens. Car, dans l’obscurité et les
tempêtes de la vie, c’est cela l’essentiel : Dieu nous aime.
Cette annonce, frères, sœurs, doit être au centre de la profession et des expressions de
notre foi : « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » (1Jn 4,
10). N’oublions jamais cela. Au centre, il n’y a pas notre capacité, nos mérites, mais l’amour
inconditionnel et gratuit de Dieu, que nous n’avons pas mérité. Au début de notre être
chrétien, il n’y a pas de doctrines ni d’œuvres, mais l’émerveillement de nous découvrir
aimés, avant toute réponse de notre part. Alors que le monde veut souvent nous convaincre
que nous n’avons de valeur que dans la mesure où nous produisons des résultats, l’Évangile
nous rappelle la vérité de la vie : nous sommes aimés. Et c’est notre valeur : nous sommes
aimés. Un maître spirituel de notre époque a écrit : « Avant même qu’un être humain puisse
nous voir, nous étions vus par les yeux aimants de Dieu. Avant même que quelqu’un nous
entende pleurer ou rire, nous étions entendus par notre Dieu qui est toute écoute pour nous.
Avant même que quelqu’un en ce monde nous parle, la voix de l’amour éternel nous parlait
déjà » (H. Nouwen, Sentirsi amati, Brescia 1997, p. 50). Il nous a aimés le premier, il nous a
attendus. Il nous aime, il continue de nous aimer. Et c’est notre identité : aimés de Dieu.
C’est notre force : aimés de Dieu.
Cette vérité nous demande de nous convertir sur l’idée que nous nous faisons souvent de la
sainteté. Parfois, en insistant trop sur les efforts pour accomplir de bonnes œuvres, nous
avons généré un idéal de sainteté trop fondé sur nous-mêmes, sur l’héroïsme personnel, sur
la capacité de renonciation, sur le sacrifice de soi pour gagner une récompense. C’est une
vision parfois trop pélagienne de la vie, de la sainteté. Nous avons ainsi fait de la sainteté un
objectif inaccessible, nous l’avons séparée de la vie quotidienne au lieu de la rechercher et
de l’embrasser dans le quotidien, dans la poussière de la rue, dans les efforts de la vie
concrète et, comme le disait Thérèse d’Avila à ses sœurs, « parmi les casseroles de la
cuisine ». Être disciples de Jésus et marcher sur le chemin de la sainteté, c’est avant tout se
laisser transfigurer par la puissance de l’amour de Dieu. N’oublions pas la primauté de Dieu
sur le moi, de l’Esprit sur la chair, de la grâce sur les œuvres. Parfois on donne plus de
poids, plus d’importance au moi, à la chair et aux œuvres. Non : le primat de Dieu sur le
moi, le primat de l’Esprit sur la chair, le primat de la grâce sur les œuvres.
L’amour que nous recevons du Seigneur est la force qui transforme notre vie : il dilate notre
cœur et nous prédispose à aimer. C’est pourquoi Jésus dit – et c’est le deuxième aspect –
« comme je vous ai aimés, vous devez aussi vous aimer les uns les autres ». Ce comme n’est
pas seulement une invitation à imiter l’amour de Jésus ; il signifie que nous ne pouvons
aimer que parce qu’il nous a aimés, parce qu’il donne son Esprit à nos cœurs, l’Esprit de
sainteté, l’amour qui nous guérit et nous transforme. C’est pourquoi nous pouvons faire des
choix et accomplir des gestes d’amour dans chaque situation et avec chaque frère et sœur
que nous rencontrons, parce que nous sommes aimés et que nous avons la force d’aimer.
De même que je suis aimé, je peux aimer. Toujours, l’amour que je réalise est uni à celui de
Jésus pour moi : “comme ceci”. Tout comme il m’a aimé, ainsi je peux aimer. La vie
chrétienne est si simple, elle est si simple ! Nous la rendons plus compliquée, avec tant de
choses, mais elle est si simple.
Et, concrètement, qu’est-ce que cela signifie de vivre cet amour ? Avant de nous laisser ce
commandement, Jésus a lavé les pieds à ses disciples ; après l’avoir annoncé, il s’est livré
sur le bois de la croix. Aimer signifie ceci : servir et donner sa vie. Servir, c’est-à-dire ne pas
faire passer ses propres intérêts en premier ; se désintoxiquer des poisons de la cupidité et
de la concurrence ; combattre le cancer de l’indifférence et le ver de l’autoréférentialité ;
partager les charismes et les dons que Dieu nous a donnés. Se demander concrètement :
« qu’est-ce que je fais pour les autres ? » C’est aimer, et vivre le quotidien dans un esprit de
service, avec amour et sans clameur, sans rien revendiquer.
Et puis donner sa vie, ce qui ne se réduit pas à offrir quelque chose, comme une partie de
ses biens, aux autres, mais se donner soi-même. J’aime demander aux gens qui me
demandent des conseils : “Dis-moi, tu fais l’aumône ?” – “Oui, Père, je fais l’aumône aux
pauvres” – “Et quand tu fais l’aumône, est-ce que tu touches la main de la personne, ou
jettes-tu l’aumône et tu le fais ainsi pour te nettoyer ?”. Et ils rougissent : “Non, je ne touche
pas”. “Lorsque tu fais l’aumône, regardes-tu la personne que tu aides dans les yeux ou
regardes-tu ailleurs ?” – “Je ne regarde pas”. Toucher et regarder, toucher et regarder la
chair du Christ qui souffre dans nos frères et sœurs. C’est très important. C’est cela, donner
la vie. La sainteté n’est pas faite de quelques gestes héroïques, mais de beaucoup d’amour
quotidien. « Es-tu une consacrée ou un consacré ? – ils sont nombreux, aujourd’hui, ici –
Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ou mariée ? Sois saint et sainte
en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec
l’Église. Es-tu un travailleur ou une femme qui travaille ? Sois saint en accomplissant
honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères, et en luttant pour la
justice de tes compagnons, pour qu’ils ne restent pas au chômage, pour qu’ils aient toujours
le juste salaire. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec
patience aux enfants à suivre Jésus. Dis-moi, as-tu de l’autorité ? – et ici il y a tant de gens
qui ont de l’autorité – Je vous demande : as-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le
bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels » (cf. Exhortation
apostolique Gaudete et Exsultate, n. 14). C’est le chemin de la sainteté, si simple ! Regarder
toujours Jésus dans les autres.
Servir l’Évangile et les frères, offrir sa vie sans retour – c’est le secret : offrir sans retour –,
sans chercher la gloire mondaine : nous sommes, nous aussi, appelés à cela. Nos
compagnons de route, canonisés aujourd’hui, ont vécu la sainteté de cette manière : en
embrassant leur vocation avec enthousiasme – comme prêtres, certains, comme personnes
consacrées, d’autres, comme laïcs – ils se sont dépensés pour l’Évangile, ils ont découvert
une joie sans comparaison et ils sont devenus des reflets lumineux du Seigneur dans
l’histoire. C’est un saint ou une sainte : un reflet lumineux du Seigneur dans l’histoire.
Faisons-le aussi : le chemin de la sainteté n’est pas fermé, il est universel, c’est un appel
pour nous tous, il commence par le Baptême, il n’est pas fermé. Faisons-le aussi, parce que
chacun de nous est appelé à la sainteté, à une sainteté unique et non reproductible. La
sainteté est toujours originale, comme le disait le bienheureux Carlo Acutis : la photocopie de
la sainteté n’existe pas, la sainteté est originale, elle est la mienne, la tienne, celle de chacun
de nous. Elle est unique et non reproductible. Oui, le Seigneur a un plan d’amour pour
chacun de nous, il a un rêve pour ta vie, pour ma vie, pour la vie de chacun de nous. Que
voulez-vous que je vous dise ? Et faites-le avancer avec joie. Merci

4ème Dimanche de Pâques — Année C

« À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)

Chers amis,
Je vous envoie l’homélie donnée pour ce 4ème dimanche de Pâques,
dimanche du Bon Pasteur, dimanche de prière pour les vocations : vous la
trouverez ci-dessous et en pièce jointe (sous deux formats) !
Je vous informe aussi que nous aurons la joie d’accueillir un nouveau prêtre
pour le service de la mission de notre Eglise en Périgord : Mérice Romual,
originaire d’Haïti et membre de la Société des prêtres de Saint Jacques,
sera ordonné prêtre par notre évêque le dimanche 22 mai 2022 à 16h à la
cathédrale Saint Front à Périgueux. Dès à présent, nous pouvons prier pour
lui et le confier au Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie !
Je reviendrai vers vous dans les jours à venir pour vous communiquer la
synthèse qui a été réalisée à partir des contributions des groupes qui, dans
notre diocèse, ont pris part à la Consultation du Peuple de Dieu voulue par le
Pape François pour préparer la prochaine Assemblée du Synode des Evêques
en 2023 à Rome.
En attendant, je vous redis ma proximité dans l’amitié fraternelle et la prière.
En communion, Thierry N.

PSAUME: (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)

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EVANGILE : « À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)

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Homélie

3ème dimanche de Pâques -année C

Chers amis,

Je vous envoie l’homélie donnée pour ce 3ème dimanche de Pâques : vous la trouverez ci-dessous et en pièce jointe (sous deux formats).

L’évangile proclamé ce dimanche me bouleverse toujours autant. Il m’a accompagné et éclairé à l’heure où il m’a fallu faire le choix de répondre à l’appel du Seigneur. Et, qui plus est, il a été lu le jour où j’ai été donné par le Seigneur comme prêtre à son Eglise, et cela, alors que je ne l’avais pas préalablement choisi ! Etonnante Parole de Dieu qui nous rejoint là où, parfois, nous ne l’attendions pas !

Ce mardi 3 mai, je rendrai grâce au Seigneur pour trente années de ministère depuis le jour de mon ordination ! Je lui rendrai grâce pour mes parents et ma famille qui ont été ma première Eglise et auprès desquels j’ai appris à ouvrir mon cœur à la Parole de Dieu et à l’Amour qu’est Dieu. Je rendrai grâce au Seigneur pour celles et ceux qui m’ont si souvent conduit vers lui, sans en avoir toujours conscience ! Je rendrai grâce au Seigneur pour tous ces frères et sœurs qu’il m’a donnés et confiés dans l’exercice de mon ministère de prêtre et qui m’ont aidé et m’aident encore aujourd’hui à devenir ce que je suis, à être un peu plus et un peu mieux chrétien ! Je rendrai grâce à Dieu pour ces frères prêtres et diacres auprès desquels j’ai tant appris et j’apprends encore, tout en continuant de m’émerveiller de ce que le Seigneur leur a permis d’accomplir ! Mais, je n’oublierai pas (comment le pourrai-je ?!) d’implorer son pardon pour tout ce qui, dans ma vie et dans l’exercice de mon ministère, a porté atteinte à son amour et à l’amour des autres ! A celles et ceux que j’ai pu blesser, je demande pardon !

Pour finir, je me confie à votre prière. Vous savez que vous comptez sur la mienne ! Avec vous et pour vous, dans l’action de grâce ! Fraternellement. En communion, Thierry N.

PSAUME :(Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13) R/ Je t’exalte, Seigneur,
tu m’as relevé.
ou : Alléluia. (Ps 29, 2a)

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EVANGILE : « Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-19)

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HOMELIE